Jotranciens, si on parlait

Et si on en parlait – Chapitre 1 – Notre ruralité
  • Vouloir placer la question environnementale au cœur de la vie publique… c’est quoi ? 
  • Réfléchir à des actions liées au développement durable*, pour quoi faire ?

Au hasard des conversations, j’ai à plusieurs reprises placé certains mots clé comme : biodiversité, environnement, produits phytosanitaires… et même le plus gros de tous : BIO.  

Et comme si tous ces mots avaient chacun ou ensemble le pouvoir d’assombrir la conversation, je me retrouve face à des interlocuteurs qui verrouillent les échanges.

Il y a ceux qui pensent que je n’y comprends rien et qui se lancent dans des explications et des démonstrations pour m’expliquer que le bio n’existe pas (à cause des avions), il y a ceux qui parlent d’agriculture raisonnée, il y a ceux qui me regardent avec un sourire en coin et me prennent pour une « Parigot tête de Veau », parfois il y a ceux qui veulent que tout change très vite et « qu’on fasse la guerre aux pesticides en brandissant des coquelicots !»… 

Au milieu de tout ça, il n’y a plus beaucoup de place pour l’échange et les projets.

Alors que beaucoup de Jotranciens travaillent dans le monde agricole et qu’un certain nombre d’entre nous souhaitent revenir à une consommation locale, il est pourtant temps d’échanger. Comme si nous avions peur de nous parler, peur de dire que nous voulons un monde plus propre pour nos enfants, garder nos chemins pour qu’ils aillent « galvauder », voir des vaches et des chèvres dans les prés.  Comme si nous avions peur de nous dire que c’est difficile. Difficile de changer de façon de travailler, difficile de faire tout bien, entre le tri, les produits qu’on achète, l’eau qu’on doit économiser, les cigarettes qu’il faut impérativement ne plus jeter par terre, nos bagnoles qui polluent etc

Alors on change de discours et on se met à parler de RURALITÉ, comme si parler de campagne était un engagement pour l’avenir. Comme si le monde rural était forcément engageant.

Aujourd’hui, parler ensemble de développement durable, s’engager dans la défense de la biodiversité, ce n’est ni une tocade ni opposer les uns contre les autres ou une action contre une autre.  C’est une urgence. Et ne pas comprendre cette urgence est irresponsable.

J’attends des élus de ma commune :

  • Qu’ils engagent le dialogue sur les questions environnementales.
  • Qu’ils proposent des actions concrètes afin d’accompagner vers une agriculture respectueuse de l’environnement
  • Qu’ils encouragent la consommation locale et mettent tout en œuvre pour que les producteurs locaux soient nos premiers fournisseurs.
  • Qu’ils permettent la mise en place de projets d’éducation au développement durable*

J’attends des Jotranciens :

  • Qu’ils se réveillent 
  • Qu’ils se disent que c’est difficile mais tellement enthousiasmant 
  • Qu’ils s’engagent

*Agir pour le développement durable c’est : 

Bâtir un monde équilibré dans le présent sans compromettre celui des générations futures en s’appuyant sur 3 piliers : L’environnement; L’économique, Le social

Cécile

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